Carte Total Club

Ceux qui avalent la route pour leur travail sont des habitués des stations services. Il est donc logique que Total s’intéresse et articule sont programme de fidélité pour ces automobilistes confirmés.
Total propose ainsi la carte. Les habitués des pompes et des boutiques Total y accumulent des points utilisables dans les stations du pétrolier, mais aussi chez les partenaires du réseau Mouvango (Etap hotel, Ibis, Europcar, Kadeos…). Enfin, les possesseurs de la carte bénéficient d’une assistance dépannage gratuite pendant les 15 jours qui suivent chaque plein de 30 litres de carburant minimum. Un service bien pensé et potentiellement utile …
Concernant la rémunération en point, on retombe dans les travers des programmes des pétroliers, des points difficilement acquis – 1 point pour 10 litres de carburant ou pour 3 euros d’achat en boutique – bien pauvre … Quant aux cadeaux, l’offre est encore plus pauvre ! On se serait attendu à mieux de la part du premier pétrolier de France …

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Petite histoire de points

Si nous ne comprenons pas toujours à quoi peuvent bien servir nos points de fidélité, si chèrement acquis, certaines sociétés en ont fait une source de revenue très lucrative. Les années 2000 ont connu une importante activité pour la suprématie sur les programmes de fidélité en marque blanche. Petit rappel à l’usage des non initiés.

Avec l’avènement des années 2000, des prestataires de programme de fidélité en marque blanche ont débarqué dans la galaxie webmarketing. Parmi les plus emblématiques d’entre eux, des sociétés comme Jooker, Webmiles, WizzClub, Ohpoints, Edengo ou Maximiles. La compétition qu’elles se livrèrent fut intense et fit entrer dans les oubliettes de l’histoire la plupart d’entre elles avant de désigner son champion, Maximiles.

Si la typologie de l’offre, propriétaire ou mutualisé, ainsi que les types de partenariats figuraient parmi les premiers critères de sélection d’un prestataire, ces derniers se différenciaient surtout en fonction de leurs modalités de facturation. Car si le point de fidélité rapporte peu à l’adhérent, il peut en revanche rapporter très gros aux prestataires de fidélisation et accessoirement, coûter très cher aux marques qui les distribuent. Ainsi, la majeure partie des prestataires ont opté pour un modèle de rémunération consistant à prélever une marge sur la vente des points aux marques. La concurrence était donc vive sur les marges et les modèles économiques en amont. A titre d’illustration, elles étaient de 2 centimes pour Maximiles, 2,5 centimes pour Jooker et 5 à 10 centimes pour Webmiles. Les écarts de rémunération étaient donc très importants mais pouvaient aussi faire l’objet de négociation en fonction des volumes et des objectifs arrêtés. La main invisible s’est chargée de faire un premier écrémage au sein des différents compétiteurs. Souvent la mise de départ, à savoir ce que les partenaires financiers avaient apportés et prêts à risquer, a fait la différence car avant de gagner de l’argent il fallait, dans le cadre de la concurrence exacerbée de cette époque, accepter de commencer par en perdre. Concernant les points en circulation, leur volume a néanmoins été très rapidement important, et peu de sociétés étaient prolixes sur le sujet.

WizzClub, pour sa part, appliquait un tout autre modèle. Il réalisait sa marge non pas sur la vente des points, mais sur la différence entre le prix des produits en boutique et leurs coûts d’achat. Leur business model leur offrait la possibilité de gérer les catalogues cadeaux importants pour un grand nombre de sociétés. Mutualisé les achats, leur permettait donc de bénéficier d’une bonne puissance de feu afin d’obtenir des prix très compétitifs. Le modèle économique était intéressant mais au final, il n’a pas tenu la cadence.

La compétition acharnée n’a fait que renchérir le coût de ces programmes aussi, en bonne logique, ces sociétés ont toutes cherché à diversifier leur ligne de création de chiffre d’affaires. Ainsi, Maximiles prélevait également une commission sur les achats générés par son intermédiaire sur les sites partenaires, de 3 à 10 %.
Cosmoplazza a tenté de se développer autour d’une stratégie séduisante en se rapprochant du modèle de l’affiliation. Il ne margeait pas sur la vente des points mais tirait ses revenus uniquement des commissions suite aux achats effectués chez les partenaires.

Tous ces programmes avaient un fort positionnement marchand, principalement orienté vers le volet transactionnel. Le gain de points pour les adhérents était lié à l’acte d’achat. Néanmoins, la plupart ont essayé de développer la capitalisation de points par les comportements de visite. Cette capitalisation de points pouvait être obtenue par simple visite, par l’inscription à la newsletter des sites ou par la participation à un jeu ou à une enquête. Une manière de développer, avec le consentement des internautes, une prime à l’utilisation des services et donc le trafic et la notoriété. Mais surtout de mettre en place les éléments de la principale plus-value des programmes de fidélisation, le développement d’outils de marketing relationnel très ciblés. Car l’autre intérêt des modèles économiques articulés autour de la prestation de fidélisation est bien la connaissance client. De la connaissance l’on peut alors rebondir vers la possibilité de monter par ces mêmes canaux des opérations de marketing direct et de disposer de bases de données rafraîchies et incrémentées régulièrement. La qualité des bases clients, à savoir la qualification des profils et de leur typologie d’achat, est alors essentielle. Ces bases sont généralement qualifiées par plus de 150 critères qu’ils soient socio-démographiques, déclaratifs ou comportementaux. C’est alors engagé une nouvelle bataille autour de ces bases. Leur mise en commun via un programme mutualisé a d’abord été perçu comme un des plus de la mutualisation mais c’est rapidement avéré être un frein car peu de marques ont eu la volonté de partager leur base client avec les autres. Avec internet et ses multiples moyens d’atteindre le consommateur, la donnée est devenue le Graal ultime et jalousé sonnant le glas ou la richesse des prestataires.

Depuis leur arrivée sur le marché, peu de ces sociétés ont résisté, la plupart d’entre elles ont à ce jour disparu. Seul Maximiles a su tirer son épingle du jeu en absorbant petit à petit la concurrence et en s’imposant comme l’acteur unique de la fidélisation online.

La leçon de cette lutte pour la suprématie de la fidélisation en marque blanche : ce que l’on pensait devenir la règle à cette époque a fait long feu. Les programmes de fidélité mutualisés ne sont pas la norme. Il existe bien trois grands programmes comme S’miles, Mouvango et Maximiles mais la grande majorité des programmes reste propriétaire malgré les coûts prohibitifs de ceux-ci. Les marques ont préféré opter pour la privatisation des données récoltées. Les grands perdants ont été les adhérents de ces programmes qui aujourd’hui n’ont d’autres choix que des programmes stéréotypés et se ressemblant comme deux gouttes d’eau, offrant au final peu d’intérêt en terme d’attractivité et de retour sur achat.

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Carte privilège de Cash Converters

Le créateur australien du concept de l’achat-vente aux particuliers a choisi d’offrir un avantage supplémentaire à ses clients en leur proposant une première carte de fidélité. Cette « carte privilèges », lancée fin 2007, fonctionne sur le principe du cumul des points à chaque achat ou vente d’un objet ou sein du réseau Cash Converters. Le client peut ensuite transformer ses points en chèque fidélité de 10 euros à partir de 200 points cumulés ou choisir de les cumuler afin d’obtenir 5 euros de plus par tranche de 100 points.

Ce programme de fidélisation devait permettre à l’enseigne de mieux identifier les besoins de sa clientèle et ses comportements d’achat/vente afin de lui proposer des offres promotionnelles réellement ciblées.

Trois années ont passées et force est de constater que la carte n’a pas obtenu un franc succès auprès de sa clientèle. Qui plus est, aucun changement notable n’est venu enrichir le programme depuis le lancement de la carte.

Alors la « carte privilèges », échec ou succès ? S’il est difficile de répondre à cette question, ce que nous pouvons néanmoins affirmer, c’est que mal pensé ou ne reposant sur aucune plus-value réelle pour les adhérents une carte de fidélité est vite passée de mode …

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Optimisez les programmes de fidélité

La multiplication des programmes de fidélisation

Ces dernières années la multiplication de ces programmes a offert de multiples opportunités aux consommateurs. Cependant, la redondance des offres noient aujourd’hui ces programmes parmi les nombreux existants diluant de fait leur efficacité marketing malgré des coûts de fonctionnement et de gestion toujours plus importants.

Des programmes devenus non discriminants

Pour les marques, un programme de fidélité n’est donc plus discriminant et ne suffit plus à les mettre en avant. L’environnement et les messages véhiculés, tant en termes de relation client que de positionnement, deviennent alors inefficaces. Dans la jungle des programmes de fidélité, les marques ont donc de plus en plus de difficultés à valoriser leurs actions en direction de leurs clients les plus fidèles, ce qui est préjudiciable à leur image et à leurs efforts commerciaux, parfois réels.

De plus, ces programmes sont pour la plupart construits autour de logique offline et non qu’une composante online très partielle. L’extension online n’étant le plus souvent qu’une excroissance sans réelle stratégie web et marketing.

Il convient donc de redonner aux programmes de fidélité tout l’attrait et le potentiel de séduction perdus en les amenant naturellement à utiliser les ressources du web 2.0. Les avantages sont pluriels : redonner un véritable élan à ces programmes et répondre aux attentes de leurs adhérents en proposant des services et des opportunités inscrits dans leur réalité autour d’un réel affect.

Créer une nouvelle dynamique de la relation client

Valoriser un programme de fidélité consiste à le faire ressortir naturellement de la masse.

Remettre l’adhérent au cœur de la relation

Celui doit émerger par la seule volonté de ses adhérents et des consommateurs désireux de s’y affilier. Ils doivent ainsi pouvoir prendre la main sur le flux d’animation et les diverses opportunités proposées par la marque. Il doit être l’expression d’une volonté partagée et non plus impulsée par quelques responsables marketing qui bien souvent connaissent peu les adhérents de leur programme. A l’heure du web 2.0, les consommateurs reprennent la main sur ce qu’ils contribuent légitimement à construire et à soutenir, les programmes de fidélité n’échappent pas à cette règle.

Optimiser

Optimiser un programme de fidélité consiste à agir directement sur la relation client afin de récréer un lien qui s’est distendu entre une marque et ses clients. Internet est le média le plus puissant pour recréer cette synergie. C’est un moyen d’expression, simple, direct et ludique permettant d’agir globalement, individuellement et en profondeur sur une communauté. Internet permet aisément de s’adresser à elle, de la solliciter, de l’écouter, de l’entendre et finalement d’interagir, que se soit avec des adhérents « porte-parole », des convaincus, des intentionnistes ou des affinitaires.

Outre les nombreuses opportunités d’animation permettant de redynamiser un programme, l’interactivité d’internet en fait également un formidable outil de conquête. En effet, la frontière entre fidélisation et conquête est désormais ténue. Correctement défini, un programme de fidélisation peut rapidement être tourné vers la conquête.

Valoriser

Valoriser et optimiser un programme de fidélité permet également d’orienter naturellement sa vitrine vers l’extérieur de son cercle de visibilité habituel.

Créer du flux d’animation

L’un des gros défauts de ces programmes est que bien souvent, ils sont en complète inadéquation avec les attentes de leurs adhérents. En effet, les lots, primes, opportunités ou services arrivent en retard ou en décalage total avec le cycle de vie des adhérents, voire même avec leur cycle d’achat.

Il faut donc inscrire les programmes des marques partenaires directement dans la réalité de leurs adhérents. Notre portail est donc résolument orienté vers la valorisation des opportunités offertes à ces derniers. Pour une marque, il ne s’agit plus seulement d’inscrire leur nom ou leur logo dans l’inconscient des consommateurs mais de gagner leur cœur et leur esprit. C’est le lieu où se forge les émotions, les souvenirs et l’idée que l’on se fait de quelqu’un ou quelque chose. Gagner le cœur et l’esprit d’une personne est le plus sûr moyen de la fidéliser et de la convaincre. L’adhérent se transforme alors en porte-parole ou promoteur de la marque et de ses intérêts auprès d’un public beaucoup plus large qu’elle n’aurait pas naturellement pu atteindre.

Dans cet esprit, les marques doivent développer un calendrier évènementiel en accord avec leurs temps forts, afin de proposer aux adhérents, tout au long de l’année, une offre de divertissement varié et de primes abondantes. Il convient d’accorder un soin particulier à écouter et prendre en compte l’avis des adhérents afin de créer une réelle dynamique relationnelle dans l’intérêt des marques partenaires.

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Les programmes de fidélisation par point des banques

La majorité des banques ont leurs propres programmes de fidélisation reposant quasi exclusivement sur un système de cumul de points.

L’attribution de plusieurs avantages est donc perçu par les banques comme principal canal de fidélisation mais ces avantages ont un coût pour le client.

Les points sont gagnés en récompense des opérations bancaires effectuées, retrait depuis les distributeurs maison, paiement avec la carte de la banque, ouverture de comptes et de contrats, versement d’espèces. Les occasions de cumulés des points ne manquent pas.
Ces points donnent droit à des cadeaux ou de réductions, que ce soit dans les services bancaires ou non. Certaines banques tiennent compte de la date de création des compte, du montant des avoirs et des souscriptions effectuées. L’idée est d’établir un rapport de confiance mutuelle établit sur le long terme. Ainsi les points offerts ont plus de poids car fonction de l’ancienneté, de l’importance des avoirs et de la qualité des produits adhérés.

Quelles banques offrent ces programmes de fidélisation ?

Toutes les banques n’offrent pas des possibilités de cumul de points. Les principales institutions financières qui exploitent cette stratégie de fidélisation sont la Banque Postale, le LCL, les Caisses d’Epargnes, la Société Générale et les Banques Populaires.

L’un des principal moyen de comparer la générosité des banques est de s’intéresser au nombre de points cumulés pour un retrait d’argent par carte bancaire sur les distributeurs automatiques des banques concernées. La générosité diffère selon la banque…

Pour la Banque Postale, un point est octroyé pour 20 euros de retrait.
LCL avec 100 euros de retrait, 7 points sont accordés pour l’utilisation de la carte Visa Cléo et 14 points sont accordés pour l’emploi de la carte Visa Premier.
Les Caisses d’Epargne offrent 2 S’miles suite à 10 euros de retrait.
A la Société Générale 6 points sont fournis pour 10 euros retirés.
Quant aux Banques Populaires, elles offrent 4 dominos à partir de 60 euros perçus.

Il reste néanmoins difficile de comparer le retour de notre fidélité car les points octroyés ne donnent pas accès à la même grille de récompense. De plus, certaines banques privilégient la fréquence des mouvements et non pas le montant. Elles mettent en place des stratégies incitatives qui compliquent la lisibilité des programmes de récompenses.

Points cumulés transformés en cadeau

Concernant les cadeaux, c’est le programme des Caisses d’Epargne qui est le plus bénéfique car ses points permettent d’acquérir rapidement des cadeaux. Les Caisses d’Epargne sont affiliées au programme S’miles, permettant ainsi de bénéficier des l’effet de levier des autres programmes du GIE. Ainsi 3.500 S’miles correspondent à 5 places au cinéma, 2.000 S’miles représentent 20 euros de bon d’achat ou encore 8.900 S’miles correspondent à un appareil photo numérique.
Si les logiques de fidélisation sont sensiblement les mêmes, quelque soit la banque envisagée, les politiques de rémunération différent d’une banque à l’autre. Reste à voir qi un programme de fidélité sera un jour un élément clef pour choisir sa banque.

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Rapport de l’Observatoire de la fidelité 2010

Une présentation de la mouture 2010 du rapport de l’Observatoire de la Fidélité. Cet observatoire est né d’un rapprochement entre AQUITEM, société bordelaise spécialisée dans la gestion de programme de fidélisation et l’IAE de Bordeaux, dispensant des formations de MASTER marketing.

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Repensez votre programme de fidélité

Un programme de fidélité, c’est une machine lourde et complexe à mettre en œuvre, qui au final, est extrêmement onéreux pour une marque. Néanmoins, l’écart entre les objectifs initiaux d’un programme et la perception qu’en ont les adhérents reste flagrant. En effet, peu de programmes répondent réellement aux attentes de leurs adhérents. Les bons vendeurs savent qu’un produit, pour fonctionner, doit avant tout répondre à une problématique client alors pourquoi en serait-il autrement avec un programme de fidélité ? Voici 5 idées pour aider les services marketing à les repenser.

Dynamiser votre programme.

Une vitrine figée, arrêtée d’année en année sur la base d’une segmentation clientèle interne est-elle opportune ? Autrement dit, lorsqu’un adhérent transforme ses points de fidélité, effectue t-il un choix objectif ou par défaut ? Une réponse qualitative à cette question serait intéressante mais peu de marque ont un jour osée demander à leurs adhérents si le choix de leur prime avait été effectué par défaut ou non. Pour s’en convaincre ne suffit-il pas de s’intéresser au volume exorbitant de points de fidélité distribués annuellement et non utilisés. Dynamiser un programme de fidélité, c’est le rendre vivant et attractif, en redonner les clefs à leur légitime propriétaire, les adhérents. Il existe de formidables outils avec l’internet 2.0, pourquoi ne pas les utiliser ?

Quelle satisfaction profonde en attendent les adhérents ?

Les motivations premières pour adhérer à un programme de fidélité sont l’obtention d’une prime, l’envie d’avoir plus d’information sur la marque et ses produits, obtenir des bons d’achats, des invitations à des événements, des bons plans, la primauté d’accès à de nouveaux services, etc. Autrement dit, c’est la reconnaissance qui motive les adhérents en tout premier lieu qu’elle soit perçue par le prisme d’un retour matériel ou de tout autre avantage. Voilà, la motivation profonde des consommateurs et a fortiori des adhérents. Bien souvent, cette simple réflexion est absente dans la définition des programmes. Un budget « primes et événements » est alloué annuellement, un mix marketing est mis en place pour assurer que la vitrine sera vue et aura atteint le taux de burn prévu par les statisticiens maison et puis c’est tout. La direction marketing a bien fait son travail, les objectifs ont été atteint, prophétie auto-réalisatrice et on s’arrête là. Mais au final qui du service marketing ou des adhérents a atteint sa satisfaction profonde ?

Quel usage réel les adhérents en font-ils ?

Il existe bien une batterie de paramètres, de tags et autres critères qui sont mis en place pour surveiller et optimiser l’activité online d’un programme mais combien de direction marketing sont réellement à l’écoute de leurs adhérents ? Bien sûr, tel ou tel produit de la vitrine marche bien, il faut le réapprovisionner régulièrement, les adhérents sont satisfaits. Mais un programme de fidélité correctement exploité recèle quantité d’informations commerciales, et plus précieux encore, non commerciales en relation directe avec les goûts et les valeurs des adhérents. Passer à côté d’une telle mine d’or est dommageable et susceptible d’impacter, non pas seulement le chiffre d’affaires de la marque mais aussi son image, ce qui est plus problématique.

Comment le programme est-il réceptionné par vos adhérents ?

Quelle que soit la nature d’un programme de fidélité, propriétaire, mutualisé ou online, la façon dont il va être appréhendé, réceptionné par les adhérents conditionne la réussite ou l’échec de celui-ci. Tout doit être passé en revue pour que la fête ne tourne pas au désastre. Désastre qui a un coût psychologique important sur l’adhérent en cas d’échec et qui peut s’avérer pour l’avenir catastrophique pour l’image de la marque. Repenser un programme exige donc de reconsidérer le mode de réception de celui-ci.

A propos de votre programme, à quoi les adhérents s’attendent-ils ?

C’est humain mais s’ils ont a un a priori positif sur la réception d’un produit, c’est le produit attendu, si l’a priori est négatif ou inférieur aux attentes, il sera jugé plus sévèrement par les clients. Cette attente, versus la réception, juste ou erronée, est essentielle dans la formation de l’idée de satisfaction chez un consommateur. Un même produit sera perçu comme meilleur s’il dépasse les attentes d’un client et inversement un produit jugé inférieur aux attentes sera jugé très durement. Définir un programme de fidélité a priori est une bonne méthode pour le construire, définir ses objectifs et donc améliorer son offre de fidélisation. Faire en sorte d’un programme soit supérieur aux attentes des adhérents est la bonne tactique à employer et force est de reconnaître, au regard des nombreux exemples que nous avons, qu’il y a encore du chemin à faire.

S’il est difficilement envisageable de repartir de zéro avec les programmes déjà existants, ces quelques remarques vise à aider les directions marketing à se poser les bonnes questions afin de gagner le cœur et l’esprit des adhérents. C’est là que réside le véritable intérêt, et donc l’objectif essentiel, des programmes et non pas dans la volonté parfois ostentatoirement mise en avant de faire revenir et acheter à nouveau un adhérent.

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Marionnaud

Au tournant du vingtième siècle, Marionnaud Marionnaud a été le premier distributeur à proposer à ses clients un programme de fidélité. Aujourd’hui, Marionnaud innove à nouveau en proposant à ses clients un programme plus évolué s’essayant à la relation individualisée avec les adhérents.

Ce programme compte deux cartes offrant chacune de nombreux avantages avec comme pierre angulaire de la relation client un chèque de réduction de 7,50 € dès 150 € d’achat.


Pour résumé les 2 cartes,
« M Beaucoup » est proposée dès le premier achat. Gratuite et d’une validité illimitée, cette carte est disponible dans tous les points de vente Marionnaud. Elle permet de cumuler des points à chaque passage en caisse et 25 points vous sont offerts lors de la première utilisation au prorata de 1 point pour 1 € dépensé. Au passage, 150 € dépensé, c’est un chèque 7,50 € valable 6 mois soit 5 % de ristourne, pas mal !

« M Passionnément » est adressée aux meilleurs clients Marionnaud (180 000 heureux élus) déjà détenteurs d’une carte de fidélité dont les avantages exclusifs sont nombreux comme des offres spéciales et des invitations exclusives.

Petits points faibles de ces cartes, aucun point n’est crédité sur la carte lors de l’achat de produits en promotion ou en solde. On ne peut pas tout avoir …

En résumé, Marionnaud innove encore avec son programme en proposant plusieurs niveaux d’incitation et en récompensant plus généreusement ses meilleurs clients.

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Shopi

Shopi propose une carte de fidélité gratuite que l’on peut se procurer à l’accueil en magasin ou directement en caisse. La carte est accompagnée de 3 cartes porte-clés.

La carte permet de cumuler des points à chaque achat suivant le barème :

Dès 3€ d’achat, l’on cumule 1 point par tranche de 1.50 €. L’on peut cumuler 3 points supplémentaire en achetant les marques Grand Jury et Reflet de France – marque distributeur évidemment – et tous les mercredis le nombre de points est doublé.

Précisons que la validité de la carte et des points est illimité !

1200 points donne droit à un bon d’achat de 8 €. Les points ouvrent également sur un catalogue de cadeaux assez fourni mais pas toujours facilement atteignable.

En résumé, un programme ouvert et attractif avec un éventail de récompense large et important mais si l’on n’optimise pas ses achats il faut tout de même dépenser près de 3 000 € pour obtenir une cafetière premier prix !!!!!!

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Carrefour, les dégâts d’un programme de fidélité défaillant

Le programme de fidélité de Carrefour a été conçu sur le système du cashback et de la simplicité.

Si l’on possède la carte Carrefour, il suffit de la présenter à chaque passage en caisse. En fonction des paniers, des euros sont cumulés sur le compte fidélité Carrefour. Tous les 25 de chaque mois, si le client a cumulé au moins 4 euros, un chèque fidélité lui est envoyé à dépenser dans le magasin carrefour de son choix. Simple et efficace …
Sauf que lorsque le système sur lequel repose le programme s’enraye, le retour de bâton et l’image de la société en prenne un coup.

En effet, un volume non négligeable de porteurs de carte Carrefour se sont plaint de leur carte. Après avoir dépensé plusieurs centaines d’euros de courses pour certains d’entre eux, ils se sont aperçus qu’aucun chèque fidélité ne leur avait été envoyé et ce malgré les tickets affirmant le contraire. Commence alors le fastidieux process pour faire valoir ses droits auprès du service des cartes en magasin. Et là, surprise, la cliente en question apprend de la bouche de l’employée de Carrefour qu’il y a souvent des problèmes de cumul de points avec les cartes. Ne pouvant rien faire à son niveau, il lui est donc conseillé de contacter le service client au numéro surtaxé de 34 centimes la minute. La conseillère se bornant à dire que le dossier a été envoyé au service technique afin de retracer tous les achats effectué depuis l’enrôlement dans le programme. Après plusieurs relances, le dossier est toujours en souffrance, la douloureuse épreuve de l’incompréhension et de la déception commence jusqu’au jour prochain ou tout rentrera dans l’ordre avec perte et fracas pour les deux parties.

Cette histoire n’a rien d’unique, on retrouve beaucoup de témoignage de clients de Carrefour ayant vécu la même histoire.

Au final, une perte sèche de crédibilité et de clients pour Carrefour. Moral de l’histoire, avant de vous lancer dans un programme, assurez-vous qu’il fonctionne correctement car les dégâts en termes d’images peuvent être très importants et peuvent coûter très cher.

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